jeudi 25 septembre 2008

À l’abordage !

Par Quentin Van Donghen.


Forban, flibustier, corsaire, boucanier, écumeur… Les termes ne manquent pas pour se rappeler les doux souvenirs d’un personnage comme Jack Sparrow, héro incarné par Johnny Depp dans le film Pirate Des Caraïbes. Loin du romantisme du capitaine crochet, il semblerait que les pirates soient de retour !


Un voilier haut de gamme, un thonier, un plaisancier… Tous ont été victimes d’actes de piraterie récemment. Autant de sujets qui ont fait les gros titres, principalement en France mais aussi aux quatre coins du monde. Au total, en 2007, 263 « boat-jacking » ont été recensés dans les eaux du globe, soit 24 de plus que l’année précédente. D’après Pottengal Mukundan, directeur de l ’IMB (le Bureau Maritime International), ce chiffre serait pourtant encore sous-estimé. Pour éviter d’apeurer les affréteurs, les armateurs plus modestes seraient tentés de ne pas signaler toutes les attaques.


En dix ans, 3200 marins ont été pris en otage et 160 d’entre eux, exécutés ! Même si le bilan humain n’est pas négligeable, on aurait pu s’attendre à pire. Il est rare, en effet, de voir le pavillon noir hissé, signifiant qu’il « n’y aura pas de survivant »[1]. Ce n’est pourtant pas faute d’être armé ! Si naguère, la poudre à canon précédait l’abordage et les combats au corps-à-corps; Aujourd'hui, ce sont les bazookas et autres Kalachnikovs qui ont pris la relève. La raison est à chercher ailleurs. En fait, les pirates sont devenus des preneurs d’otages. Rien à voir avec des terroristes qui ont des visées politiques. Les forbans se servent de leurs garants humains et matériels pour réclamer des rançons conséquentes non pas pour changer le monde mais pour en vivre… Grassement puisque les butins peuvent atteindre plusieurs millions de dollars. Les trésors décrits par Jack London ont quelque peu changé. Pièces d’or et bijoux ont été remplacés par pétrole, huile de palme, métaux et poissons.


Les zones à éviter sont très vastes, empêchant la mise en place d’une véritable politique pour sécuriser les mers. Des efforts sont faits dans le détroit de Malacca, entre l’île de Sumatra en Indonésie et la Malaisie, en mer de Chine, au large du Bangladesh, de la Thaïlande et de l’Inde. L’Afrique, de son côté, éprouve plus de mal à lutter contre les agresseurs. La Somalie et le Nigeria sont régulièrement cités. Pire, on parle de connivence avec une partie des autorités locales dans ces pays où le pouvoir central a de plus en plus de mal à se faire entendre.

Des discussions sont en cours à l’ONU pour mettre en place une force internationale mais les décisions se font attendre… Une fois de plus !




[1] Cfr le capitaine François de Hadock dans Le Secret de la Licorne.

mercredi 17 septembre 2008

Quel beau pays

Par Lise Francotte


mardi 16 septembre 2008

Paris présidente!

Par Tao Franklin


Entre Paris Hilton et John McCain, le torchon brûle! Depuis qu’il a utilisé l’image de la starlette dans un de ses spots promotionnels, elle ne le laisse plus tranquille et s’est vengée en diffusant une vidéo parodique sur le net.


La bataille est sans pitié entre John McCain et Barack Obama, les candidats à la présidence des Etats-Unis. Tous les coups sont permis pour discréditer son adversaire et le candidat républicain l’a bien compris. Quoi de mieux que de comparer dans une vidéo Obama à Paris Hilton et Britney Spears, les deux bimbos d’Hollywood mieux connues pour leurs virées nocturnes que leur talent. Dans ce montage, il voulait faire passer le démocrate pour le people le plus célèbre du monde, préférant s’afficher avec des vedettes, plutôt que de s’occuper de l’Amérique. De quoi ternir l’image de Barack Obama, car l’associer à ce genre de personnages le rend tout sauf sérieux.


La vengeance d’une blonde


Paris Hilton n’a pas apprécié que son image soit utilisée dans un spot pro John McCain et a répliqué aussi vite. Dans une vidéo, on y voit l’héritière en bikini s’adresser au candidat républicain qui a utilisé son visage sans lui demander l’autorisation et au peuple américain. «Salut l'Amérique, je suis Paris Hilton et je suis aussi une célébrité. Mais je ne viens pas du passé et je ne promets pas le changement comme l'autre mec. Je suis juste une bombe». Le ton est donné et Paris se fout complètement que sa mère finance un partie de la campagne de McCain. Elle prend soin de recadrer la situation et de simuler sa candidature aux prochaines élections. « Mais ce mec ridé aux cheveux blancs m'a utilisée dans son spot de campagne, ce qui, j'imagine, veut dire que je suis candidate à la présidence. Alors, merci pour le soutien, mec aux cheveux blancs, et je veux que l'Amérique sache que je suis, du style, complètement prête à prendre les commandes». La jet-setteuse ne recule devant rien et provoque le candidat ouvertement.


Paris en route pour la « Maison Rose »


Prenant son rôle de future présidente des USA très au sérieux, mademoiselle Hilton a déjà choisi sa vice-présidente et souhaite bouleverser les traditions. «Et maintenant, excusez-moi, il faut que je choisisse un vice-président. Je pense à Rihanna, la jeune chanteuse pop de la Barbade. On se verra à la Maison-Blanche. Je vais peut-être la repeindre en rose, j'espère que ça ne vous dérange pas». Que de projets et d’humour du haut de ses 27 ans. Elle a même pensé à parler de l’énergie. Paris terminera son message avec Tinkerbell, son chihuahua, dans le bras par: « Je suis Paris Hilton et j'approuve ce message, je trouve qu'il est complètement super».


Une véritable businesswoman


Plutôt que de voir son image ternie par John McCain, Paris en a fait un atout. Sa vidéo a fait le tour du monde à la télévision comme sur le Net. Encore une occasion de l’exposer médiatiquement et de faire parler d’elle. Même si la starlette croule sous les projets (Télé-réalité, Dessin animé, série, chanson…), elle n’a pas une actualité brûlante et a une émission à vendre. Tous les coups de pubs sont donc bons à prendre, et quand elle peut en faire de l’argent, c’est encore mieux. Elle vient de décider de lancer une ligne de t-shirts imprimés « Paris for President ». Gagner sa vie sur le dos de John McCain ne la dérange absolument pas.


Pas si idiote que ça finalement, elle sait saisir toutes les occasions de faire sa promotion et de renflouer son compte en banque par la même occasion.

lundi 15 septembre 2008

5, 4, 3, 2, 1...


Par Quentin Van Donghen

Avec les nouvelles du jour, nombreux sont les journaux qui s’étendront sur les 88 morts du crash d’un 737 dans l’Oural. La victoire de Charleroi sur le Cercle de Bruges pourra tenir la une de la rubrique sportive d’un quotidien. La présence d’Eva (Longoria) dans la même cité carolorégienne ce samedi, prendra quelques lignes au rayon potins. Les ravages d’Ike occuperont probablement plus de place que la déclaration de « guerre du pétrole » par le Mend au Nigeria.

Ce sont les rouages de l’habitude. La réponse des médias à ce qu’on attend de l’actualité. Une question est récurrente au sein des rédactions : faut-il donner aux lecteurs, auditeurs ou spectateurs, ce qu’ils veulent savoir ou ce qu’ils doivent savoir ?

Certains font le choix de nous mettre, nous publics, au centre de leurs préoccupations avec les dérives inhérentes. Une information taillée sur mesure avec ce qu’ils pensent être « nos attentes ». D’autres estiment que le devoir, tout relatif, des médias est de proposer les informations qu’ils pensent, subjectivement, être importantes de porter à notre connaissance. Le petit monde de la presse se trouve donc dans l’obligation de choisir entre risquer de plaire ou risquer de déplaire. Quel parti prendriez-vous si votre gagne-pain dépendait directement du nombre d’exemplaires vendus, de personnes qui regarde ou écoute votre programme ?

La réponse est facile… La solution l’est moins !

Les mots se suivront, ici, dans les jours à venir. Des mots écrits par des plumes passionnées dont les phrases ne sont pas conditionnées par le nombre de visiteurs ou un parti politique. Ces mots n’ont pas la prétention d’être rigoureusement objectifs, ne constitueront certainement pas LA vérité. Mais ils ont le courage de l’avouer. Loin de vouloir se substituer aux traditionnelles sources d’information, ils seront des compléments qui éveilleront votre sens critique. Des entrelacements de lettres qui vous proposeront des cheminements simplement différents en évitant la précipitation. Nos « vérité(s) peuvent attendre cinq minutes »… Cogiter n’est pas annoncer !

Que nos mots vous soient agréables…